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 lundi 19 juillet 2004

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voir Mamoudzou Village - Hamaha -Kawéni Nord - Kawéni Cavani - M'Tsapéré - Passamainti - Tzoundou I - Tzoundou II - Vahibé -

Plan d'Occupation des Sols

Rapport de présentation

  • Présentation >

    • Le P.O.S. réglemente l'utilisation et l'occupation des sols. Mais il revêt un autre intérêt, celui d'exprimer un projet d'aménagement en fonction d'une réflexion associant la Commune et les Services de l'Etat, sur le devenir urbain à moyen et à long terme. Il définit donc les grandes orientations du développement urbain et fournit à la Commune les éléments nécessaires à la mise au point d'une politique d'aménagement.

    • La procédure d’élaboration du POS, ainsi que la définition de son contenu et celle de sa portée sont déterminées dans les articles L111-2 et L121-1 de l’Ordonnance n°90-571 du 25 juin 1990 portant extension et adaptation de dispositions du code de l’urbanisme dans la collectivité territoriale de Mayotte.

    • Les modalités d’application relatives à la procédure d’élaboration ont été précisées dans un arrêté n°92/RG/DE, celles relatives au contenu dans un arrêté n°4/RG/DE du 8 février 1999.

    • « Les Plans d’occupation des Sols (...) fixent les règles générales et les servitudes d’utilisation des sols, qui peuvent notamment comporter l’interdiction de construire. Ils peuvent : >

      1. Délimiter des zones urbaines ou d’urbanisation future en prenant notamment en considération la valeur agronomique des sols, les structures agricoles, la préservation des espaces et milieux mentionnés à l’article L111-2, ainsi que l’existence de risques naturels et de risques technologiques;

      2. Déterminer des zones d’affectation des sols selon l’usage principal qui doit en être fait ou la nature des activités dominantes qui peuvent y être exercées;

      3. Définir les règles concernant le droit d’implanter des constructions, leur destination, leur nature, leur aspect extérieur, leurs dimensions et l’aménagement de leurs abords;

      4. Fixer, pour chaque zone ou partie de zone, en fonction notamment de la capacité des équipements collectifs existants ou en cours de réalisation et de la nature des constructions à édifier, un ou des coefficients d’occupation des sols qui déterminent, éventuellement pour chaque nature de construction, la densité de construction qui y est admise;

      5. Préciser le tracé et les caractéristiques des voies de circulation à conserver, y compris les rues ou sentiers piétonniers;

      6. Délimiter les quartiers, rues, monuments, sites et secteurs à protéger ou à mettre en valeur pour des motifs d’ordre esthétique, historique ou écologique;

      7. Fixer les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général ainsi qu’aux espaces verts;

      8. Localiser, dans les zones urbaines, les terrains cultivés à protéger et inconstructibles quels que soient les équipements éventuels qui les desservent;

      9. Délimiter les secteurs dans lesquels la délivrance du permis de construire peut être subordonnée à la démolition de tout ou partie des bâtiments existants sur le terrain où l’implantation de la construction est envisagée;

      10. Classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, enclos ou non, attenant ou non à des habitations, ce classement interdisant tout changement d’affectation ou mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements ». (Art.L121-1)

    • L’article L111-2 précise en outre que « le Plan d’Occupation des Sols doit : >

      1. Prévoir, pour la satisfaction des besoins présents et futurs, suffisamment d’espaces destinés à la construction de logements, aux activités économiques et d’intérêt général;

      2. Protéger les espaces nécessaires au maintien ou au développement des activités agricoles, pastorales, forestières et maritimes;

      3. Préserver les sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel ou culturel notamment du littoral, les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques et, en fonction de l’intérêt écologique qu’ils présentent, les plages , les forêts et zones boisées, les îlots inhabités, les parties naturelles des estuaires, les caps, les marais, les zones humides et milieux temporairement immergés, les récifs coralliens, les lagons et les mangroves ».

    • L’élaboration du plan d’occupation des sols de Mamoudzou a été prescrite par arrêté préfectoral (n°98/565/DE) le 21 septembre 1998.
  • Propos liminaires : intentions >

    • En 1985, la Commune de Mamoudzou comptait 12 000 personnes environ. Douze ans plus tard elle atteint les 32 733 habitants. Cette croissance (9,1% par an entre 1985 et 1991, 8,4% entre 1991 et 1997) résulte de plusieurs phénomènes : >

      • - un solde naturel élevé, malgré la diminution du nombre moyen d’enfants par femme,

      • - un solde migratoire positif, alimenté surtout par les autres communes de Mayotte, puis par les îles voisines, la Réunion, et par la Métropole.

    • A cause des modes d’urbanisation grands consommateurs d’espaces (le lotissement en particulier), les villages originels se sont rapidement transformés en une véritable conurbation littorale, de Tzoundzou au Sud, à Kawéni au Nord, épuisant progressivement les capacités du site.

    • Mais la croissance se traduit aussi par la densification de l’espace bâti, synonyme de bidonvillisation dans bien des secteurs. Cette progression de l’habitat précaire résulte à la fois de la spéculation foncière qui affecte les terrains constructibles et de l’apparition de nouvelles stratégies de la part des populations locales, inhérentes aux sociétés urbaines des pays en développement.

    • L’affirmation de Mamoudzou, en tant que capitale de fait de l’espace ‘régional’, laisse envisager la poursuite de la croissance pendant encore bon nombre d’années, vu le retard pris dans la mise en place des pôles d’équilibre de Sada et de Longoni. Dans ces conditions, il semble tout à fait réaliste de tabler sur une population de près de 60 000 habitants à l’horizon 2005, année de référence du POS.

    • Les besoins générés par une telle augmentation de population sont vertigineux et posent, cela va sans dire, un problème majeur de financement : pour la seule viabilisation des terrains, il faudrait disposer chaque année d’une somme supérieure au budget « extensions urbaines » de la Collectivité Territoriale pour l’ensemble de l’île (30 millions de francs par an).

    • Dans le contexte actuel (forte croissance démographique, capacités financières limitées), une politique de laisser faire se traduirait rapidement par une urbanisation incontrôlée et par une « bidonvillisation » rapide des quartiers populaires.

    • Afin d’éviter que ce scénario ne devienne réalité, les auteurs du diagnostic proposent aux élus de la Commune de Mamoudzou et aux services de l’Etat associés à l’élaboration du POS, plusieurs objectifs qu’ils jugent prioritaires. >

      1. La formulation du nouveau projet urbain à partir des propositions d’aménagement antérieures afin de disposer, dans les meilleurs délais, d’un document fixant les grandes orientations du développement urbain >

        • Ce document devra prendre en considération certains points mis en avant dans le diagnostic :

        • - la nécessité d’inscrire le projet dans le très long terme et celle de promouvoir simultanément une planification souple, facilement adaptable aux évolutions réelles,

        • - l’impérative prise en compte de l’économie et la recherche de nouveaux points d’ancrage pour le développement économique,

        • - la protection de l’environnement et le maintien des grands équilibres à l’échelle du territoire communal.

      2. Une attention accrue portée aux extensions en cours et à la densification du tissu existant >

        • Cela sous-entend :

        • - de définir rapidement la trame de la ville de demain et de la figer dans le POS,

        • - de s’assurer du respect des plans d’aménagement et, en particulier, de celui des limites entre l’espace public et l’espace privé, à la périphérie comme dans le cœur de la ville,

        • - de bien gérer les extensions dans les zones d’urbanisation future sans, pour autant, stopper l’urbanisation.

      3. La recherche d’outils d’aménagement adaptés aux nouveaux enjeux et aux mutations de l’espace urbain >

        • Le lotissement individuel est un mode de production du bâti peu adapté au contexte urbain : il consomme beaucoup d’espaces en favorisant de faibles densités et ne contient pas, pour cette raison, les équipements publics nécessaires à la satisfaction des besoins d’une population nombreuse. Parallèlement, la très forte croissance démographique qui affecte la commune de Mamoudzou, les ressources limitées de l’Etat et des particuliers rendent difficilement concevable l’application des normes métropolitaines dans le contexte mahorais.

        • Pour atténuer les effets de la spéculation foncière, limiter les risques de « taudification » et préserver les potentialités de développement tout en accueillant la population nouvelle dans les meilleures conditions, il s’agit donc de forger de nouveaux outils d’aménagement.

        • Ces derniers doivent tenir compte des moyens disponibles et des exigences spécifiques au milieu urbain (densités élevées, services et activités). Ils doivent aussi prendre en compte les aspirations de la nouvelle société urbaine afin d’éviter d’éventuels dysfonctionnements (lenteurs, contre décisions, retards...) et, donc, de limiter les risques financiers des investisseurs potentiels dont l’Etat.

        • En même temps que les bases de la grande ville future, c’est une nouvelle démarche d’aménagement et de nouveaux modes de production de l’espace urbain que la Municipalité et l’Etat doivent exprimer dans le projet de l’agglomération de Mamoudzou.

        •  

  • Rapport de présentation (consultable en pdf)

 

 

 

 

La commune est dotée 

d'un Plan d'Occupation des Sols.

Les autorisations d'occupation du sol sont délivrées en fonction des indications figurant dans les documents graphiques, le règlement du POS et le règlement d'urbanisme de la collectivité défini par le code (partie réglementaire).

Le Plan d'Occupation des Sols définit par son document graphique, les zones constructibles et inconstructibles; il se présente sous la forme d'une carte (plusieurs feuilles A3) à l'échelle 1/5000ème .

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