Accueil

 

 

 

Cartes

Réglementation

Téléchargement

Contacts

 

 

  • Informations sur les Permis de Construire

  • Informations sur les Certificats d'Urbanisme

  • Informations sur les Autorisation de Lotir (Permis de Lotir)

 

 

 

 

Accès au téléchargement d'Acrobat Reader nécessaire pour consulter les documents PDF (cartes...)

mise à jour le

 mercredi 21 juillet 2004

Retour à la page d'accueil

 

La commune est dotée 

d'un Schéma d'aménagement de commune.

Les autorisations d'occupation du sol sont délivrées en fonction des indications figurant dans les documents graphiques et le règlement d'urbanisme de la collectivité défini par le code (partie réglementaire).

Le schéma d'aménagement de commune défini par son document graphique, les zones constructibles et inconstructibles; il se présente sous la forme d'une carte (plusieurs feuilles A3) à l'échelle 1/5000ème . 

______________________

 

    

voir Bandraboua Village Nord-Sud-Handréma-M'tsangamboua-Dzoumogné-Bouyouni

Schéma d’aménagement de la commune de Bandraboua

Note de présentation

  • Le site >

    • La commune de BANDRABOUA se situe au nord-est de l’île de la Grande-Terre. Elle couvre un territoire relativement vaste d’environ 32 km² (soit 3 237 hectares) regroupant 5 villages d’importance inégale :

      • Handréma,

      • M’Tsangamboua

      • Bandraboua (le chef lieu de la commune),

    • qui sont des villages côtiers au relief plus ou moins accidenté.

      • Dzoumogné

      • Bouyouni

    • qui sont localisés dans les principales plaines.

    • Elle occupe un territoire en forme de croissant partant d’Amagouizi au nord, Bandazia à l’ouest, limité à l’est par la ligne île verte Majabalini et l’Océan Indien.

    • La population communale s’élève à 6 400 habitants en 1997, soit une densité de 200 habitants/km² (inférieure à celle de Mayotte qui compte 351 habitants/km²). La répartition entre les différents villages est la suivante : 27,6% de la population à Bandraboua même, 19,9% à Handréma, 12% à M'Tsangamboua, 29,1% à Dzoumogné et 11,3% à Bouyouni.

  • La population >

    • Sur la commune de Bandraboua, on note un taux de croissance annuel de +3,6% sur la période 91-97 nettement inférieur à la moyenne Mayotte « rural » sur la même période (+5%) et au taux de 6,6% sur la période 1985-1991.

    • Cependant, la croissance est variable selon les villages. Elle a été très importante entre 1991 et 1997 à Bandraboua, Handréma et Dzoumogné alors qu’elle a fortement ralenti sur Bouyouni et M'Tsangamboua par rapport à la période précédente (0,9% pour Bouyouni entre 1991 et 1997 contre 8,6% entre 1985 et 1991, par exemple).

    • Au sein de la population non native, c’est le groupe comorien (Mohéli, la Grande Comore mais surtout Anjouan) qui est le mieux représenté à Bandraboua (soit, en 1997, 81,8% des 16,9% de personnes non natives de Mayotte enregistrées sur la commune de Bandraboua) bien moins que les 26,4% de non-natifs enregistrés de l’ensemble de l’île (rural et urbain confondus).

    • La population de Bandraboua est jeune. En effet, plus de la moitié des habitants ont moins de 20 ans en 1997 (60,1% de la population contre 61,26% en 1991). Cela aura donc des répercussions importantes sur l’évolution démographique par l’augmentation du nombre de femmes en âge de procréer. Par ailleurs, 25,1% des habitants de la commune ont entre 20 et 39 ans en 1997 et environ 10% entre 40 et 60 ans. 3,6% de la population de Bandraboua a entre 60 et 75 ans et 1,3 % plus de 75 ans.

    • La commune de Bandraboua, comme la plupart des communes de l’île, souffre de la faiblesse du développement  économique mahorais. Chez ces jeunes, les chiffres du chômage restent très préoccupants, compte tenu de l’évolution des modes de vie et des modes de consommation qui ne permettent plus de vivre sans revenus financiers. On compte 1600 actifs à Bandraboua en 1997 (dont 921 ont un emploi et 679 sont au chômage). Le taux d’activité (c’est-à-dire le nombre d’actifs sur la population totale de la commune) est de 48,4% en 1997 (inférieur au taux moyen de Mayotte qui est de 58,6%). Le taux de chômage de la commune est de 42,4% en 1997. Ce taux est légèrement supérieur à la moyenne de Mayotte (41,2%). Les jeunes de 15 à 24 ans représentent environ 30% de la population active de la commune de Bandraboua, mais leur taux de chômage est encore plus alarmant (70,1%).

    • 21,9% de la population active de Bandraboua travaille dans l’agriculture (contre 35,8% en 1991), 7,4% dans l’industrie, 12,8% dans le bâtiment et 57,9% dans le tertiaire (contre 41,6% en 1991). 38,2% de ces actifs occupés travaillent hors de leur commune (contre 19,18% en 1991), majoritairement à Mamoudzou.

  • Le mode d’habitation et ses caractéristiques >

    • Malgré sa taille importante, la commune de Bandraboua dispose de peu de terrains à fort potentiel agricole. Cela s’explique sans doute par la diversité de son relief, dominé par des massifs montagneux. Les quelques plaines littorales rencontrées, ont fait l’objet d’urbanisation intensive. De nombreux sites sensibles (notamment la pointe naturelle de Bandraboua), des zones marécageuses essentiellement en bord de mer, la mangrove de Bandraboua mais surtout celle de Dzoumogné-Bouyouni, l’océan indien, le sol constitué d’une couche de terre végétale définie comme étant argileux (peu perméable), le caractère verdoyant de la commune et la présence de fortes pentes sont autant de points à préserver ou à prendre en compte pour un futur aménagement urbain.

    • Outre l’accélération de la croissance démographique, les années 80 et 90 sont marquées par la généralisation des lotissements à la périphérie des villages et par les opérations de restructuration du tissu existant. Mais l’habitat spontané représente encore une part importante de la production du bâti, aussi bien dans l’espace urbain existant qu’à sa périphérie.

    • A Bandraboua, sur 1 232 ménages en 1997, 486 disposent encore d’une case traditionnelle, et non en dur (soit près de 40% des ménages, les 60% restant disposant d’une case ou maison en dur ou semi-dur) dans la moyenne de Mayotte. En 1991, ils étaient 55,5% a disposé d’une case traditionnelle.

    • Le taux d’occupation des logements de 5,2 personnes par logement en 1997 est constant par rapport à 1991et supérieur aux 4,6 personnes en moyenne sur Mayotte.

  • Les objectifs du Schéma d’aménagement de commune >

    • Le Schéma d’aménagement de commune traduit le choix des élus en matière d’aménagement. Elle permet de mener une politique de maîtrise foncière, soit directement par acquisition de terrains, soit indirectement par l’intermédiaire du règlement d’urbanisme.

    • Elle permet également de programmer les extensions de la Commune au niveau de V.R.D (voirie, eau électricité, assainissement).

    • Ce document sert de référence pour l’instruction des autorisations des permis de construire.

    • Les sites des anciens noyaux urbains arrivant à saturation, il a été nécessaire de dégager de nouvelles zones d’extension.

    • Il est en effet nécessaire de :

    • satisfaire les besoins en terrains constructibles pour les logements ;

    • satisfaire les besoins en terrains pour les équipements ;

    • planifier une urbanisation structurée (accessibilité des équipements, harmonisation entre les noyaux existants et les extensions urbaines nouvelles...) ;

    • assurer la protection des populations face aux risques d’inondation et de mouvement de terrain (chute de blocs, glissements superficiels ou profonds) ;

    • assurer la protection des zones naturelles sensibles (site d’intérêt écologique, padzas, forêts, plages...) ;

    • préserver les zones à fort potentiel agricole ainsi que celles où se pratique une polyculture vivrière intensive.

    • Les zones constructibles >

      • Les zones urbaines (U) correspondent d’une part à l’implantation traditionnelle des villages, et d’autre part à des quartiers plus récents, mais déjà bâtis et équipés des réseaux (eau, voirie, électricité, assainissement).

      • Les centres anciens nécessitent encore des efforts d’assainissement et de densification afin d’éviter du gaspillage de terrains, et aussi afin d’avoir de vrais noyaux urbains.

      • La prise en compte des contraintes physiques du site (pentes, zones inondables, ravines, etc. . . ), des richesses du sol (terrains agricoles, carrière), des emplacements prévus pour les équipements publics, ainsi que l’évolution des besoins en terrains à construire ont permis de définir des zones d’extension futures (NA).

      • Dans le cadre de la programmation des équipements publics scolaires du second degré, le site de Dzoumogné a été retenu, un emplacement réservé a donc été prévu sur cette localité ainsi qu’un projet de stade.

      • Ces zones correspondent aux besoins de la Commune dans les années à venir.

      • Les zones classées NA constituent des réserves foncières inconstructibles dans l’immédiat, mais qui montrent les orientations de la Commune en matière d’urbanisation.

      • La Commune a la possibilité de pratiquer une politique d’acquisition de terrains pour assurer son développement futur.

    • Le développement économique >

      • Il s’agit d’une zone d’urbanisation (NAe) future réservée pour l’implantation d’activités industrielles, artisanales, commerciales ou de dépôt.

    • La préservation du patrimoine >

      • Toute urbanisation est interdite à l’exception d’un musée, ainsi que d’un logement pour le gardien du site. Les constructions doivent être accompagnées d’une étude d’impact montrant la nécessité du projet ainsi que son intégration dans le milieu environnant.

      • A Bandraboua, site de fouilles archéologiques de Bouyouni : Zone archéologique actuellement identifiée par la Délégation Territoriale aux affaires culturelles ; une protection juridique et matérielle à mettre en place (au nord de l’île entre Maouéni et Dzoumogné à une centaine de mètres de la RN1). Selon les recherches faites sur le peuplement de Mayotte, Bouyouni serait un des sites des premières implantations humaines de l’île et des fouilles archéologiques tendent à confirmer cette thèse.

    • Les zones inconstructibles >

      • Les zones ND sont déclarées inconstructibles, soit pour des raisons de sécurité, soit afin de préserver un site naturel fragile. Ainsi, sont généralement classés en ND la zone des pas géométriques (protection du littoral) ainsi que les zones sensibles en bordure des périmètres urbanisés (zones inondables, fortes pentes, risques d’érosion ou de glissement de terrain, etc. . . ). Signalons la présence d’une mangrove entre Bouyouni et Dzoumogné (qui possède une rampe d’accès bateaux au niveau de la jetée de Mgouédajou, sorte de petit port de plaisance) dont l’intérêt n’est pas à négliger de par sa taille (ainsi que les deux autres de taille bien moins importante, celle de Handréma et celle de Bandraboua).

      • Enfin, dans le cas particulier de Mayotte, le risque de mouvement de terrain (notamment dans le nord de l’île et spécifiquement à Bandraboua) représente un danger, pour les personnes et les biens, d’autant plus important que la pression démographique et l’amélioration rapide des conditions de vie ont eu pour effet une accélération de l’urbanisation.

      • Une étude spécifique concernant le village d’Handréma a été demandée par la mairie à un bureau d’étude en novembre 1997 (POS de Bandraboua, « Etude des zones à risques d’instabilité du village de Handréma », GHI novembre 1997) ; les résultats de cette étude ont montré que le site présentait des risques d’instabilité dus essentiellement aux chutes de blocs aléatoires. Aussi l’étude préconise-t-elle des recommandations liées au niveau de risque, le développement des futures zones classées en zone NA ne pourront être autorisées que sous la réserve du respect de prescriptions liées au risque de chute de blocs décrites précisément dans le rapport.

    • Les zones agricoles >

      • Toutes les parties du territoire qui ne sont pas concernées par l’urbanisation et ne nécessitent aucune protection particulière sont classées agricoles. Les zones NC sont des zones agricoles ou forestières déclarées inconstructibles en raison de la richesse du terrain. Compte tenu de sa morphologie, la commune de Bandraboua dispose de peu de terrains favorables à l’agriculture. Cela s’explique par la complexité de son relief. Seules peuvent être exploitées pour l’agriculture les plaines de Dzoumogné (rive droite) et de Bouyouni (au nord de la RN1 ). Associée chacune à la vallée qui la poursuit vers l’intérieur, elles représentent les deux grandes zones agricoles de la commune : au nord la vallée du Massalaha et au sud-est celle de Bouyouni. Pour l’instant les deux zones citées n’ont été urbanisées qu’à la moitié dans leur partie littorale.

      • Il est important, étant donné le rôle économique de l’activité agricole, de les préserver. Il existe également une réserve forestière mitoyenne avec la commune de Bandraboua (à l’extrême nord-ouest de la commune), instituée par arrêté préfectoral et gérée par le code forestier.