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mise à jour le

 mardi 13 juillet 2004

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voir cartes     Acoua Village - M'Tsangadoua

 

Schéma d’aménagement de la commune d’Acoua

Note de présentation

  • Le site >

    • La commune d‘Acoua est située à l’extrême nord de l’île de Mayotte à environ 50 km de Mamoudzou. Elle couvre un petit territoire d’environ 12,9 km² (soit 1 290 hectares) regroupant 2 villages d’importance inégale : M’tsangadoua et Acoua.

    • Elle occupe un territoire d’une forme rectangulaire légèrement évasée sur la partie ouest partant de la pointe «Rassi ya Chifouni» au nord, de l’avancée appelée «Tsiraka Kahirimtrou» au centre de la côte littorale de la commune, et limitée au sud par le «Tsiraka Apondra» dont l’altitude atteint 206 mètres à son point le plus haut en bordure de l’Océan Indien. Les trois communes limitrophes sont les suivantes : Mtsamboro au nord, Mtsangamouji au sud et Bandraboua à l’est. Le littoral communal offre 2 baies principales non distinctes, une au nord autour de M’tsangadoua village et une au sud autour du village d’Acoua.

    • La population communale s’élève à 4 447 habitants en 1997, soit une densité de 345 habitants/km² (légèrement inférieure à celle de Mayotte qui compte 351 habitants/km²), soit 1 194 habitants à M’tsangadoua en 1997 et 3 253 habitants à Acoua (sources INSEE recensement général de la population de 1997).

  • La population >

    • Sur la commune d’Acoua, on note un ralentissement du taux de croissance annuel de 3,6% sur la période 1991-1997, par rapport à la période 85-91 (+4,8%) et reste inférieur à la moyenne Mayotte « rural » sur la même période (+5,7%).

    • La croissance de la population a été très importante entre 1985 et 1991 pour Mtsamgadoua (7,2% par an ), mais un net ralentissement a pu être observé entre 1991 et 1997 (2% par an). Le village d’Acoua se caractérise par une croissance constante ces 10 dernières années.

    • Au sein de la population non native, c’est le groupe comorien (Mohéli, la Grande Comores mais surtout Anjouan) qui est le mieux représenté à Acoua (soit 81,6% en 1997 des 5,6% de personnes non natives de Mayotte enregistrées sur la commune d’Acoua) bien moins que les 26,4% de non-natifs enregistrés de l’ensemble de l’île (rural et urbain confondus).

    • La population d’Acoua est jeune. En effet, plus de la moitié des habitants d’Acoua ont moins de 20 ans en 1997 (60,1% de la population contre 65,6% en 1991). Cela aura donc des répercussions importantes sur l’évolution démographique par l’augmentation du nombre de femmes en âge de procréer. Par ailleurs, 25,9% des habitants de la commune ont entre 20 et 39 ans en 1997, un peu plus qu’en 1991 et environ 9% entre 40 et 60 ans. 3,2% de la population d’Acoua a entre 60 et 75 ans et 0.9% plus de 75 ans.

    • La commune d’Acoua comme la plupart des communes de l’île souffre de la faiblesse du développement  économique mahorais. Chez ces jeunes, les chiffres du chômage restent très préoccupants compte tenu de l’évolution des modes de vie et des modes de consommation qui ne permettent plus de vivre sans revenus financiers. On compte 1447 actifs à Acoua en 1997 (dont 469 ont un emploi et 974 sont au chômage). Le taux d’activité (c’est à dire le nombre d’actifs sur la population totale de la commune) est de 60% en 1997 (supérieur au taux moyen de Mayotte qui est de 58,6%). Le taux de chômage de la commune est de 67,3% en 1997. Ce taux est très supérieur à la moyenne de Mayotte (41,2%). Les jeunes de 15 à 24 ans représentent environ un quart de la population active de la commune d’Acoua, mais leur taux de chômage est encore plus alarmant (81,8%).

    • 12,6% de la population active d’Acoua travaille dans l’agriculture (contre 66% en 1991), 5,1% dans l’industrie, 14,3% dans le bâtiment et 68% dans le tertiaire (contre 10% en 1991). 52% de ces actifs occupés travaillent hors de leur commune (contre 13% en 1991), majoritairement à Mamoudzou.

  • Le mode d’habitation et ses caractéristiques >

    • Le village de Mtsangadoua >

      • Il est inscrit dans un site accidenté d’implantation difficile avec des pentes fortes et rocheuses donnant sur la mer. Grâce à des sources d’eau naturelle, la végétation de cette demi-cuvette reste luxuriante. L’urbanisation du village s’allonge volontairement le long du front de mer (lieu de palabre proche de la mosquée, principal pôle attractif du village ou lieu de lessive collectif).

    • Le village d’Acoua >

      • Village ancien installé à faible altitude, il se situe dans une cuvette en forme de crique ouverte sur la mer, délimitant une large baie. L’urbanisation est inscrite dans une plaine alluvionnaire. Les implantations sont à surveiller dans le futur car la commune possède des terrains avec des pentes supérieures à 25%, des lits de ravines et des zones en bord de mer inondées par période. Ainsi, depuis quelques années, Acoua subit une forte extension dans un site d’implantation à l’équilibre fragile.

    • Outre l’accélération de la croissance démographique, les années 80 et 90 sont marquées par la généralisation des lotissements à la périphérie des villages et par les opérations de restructuration du tissu existant. Mais l’habitat spontané représente encore une part importante de la production du bâti, aussi bien dans l’espace urbain existant qu’à sa périphérie.

    • A Acoua, sur 774 ménages en 1997, 231 disposent encore d’une case traditionnelle, et non en dur (soit près de 30% des ménages, les 70% restant disposant d’une case ou maison en dur ou semi-dur) contre 40% des ménages à Mayotte. En 1991, ils étaient 66% a disposé d’une case traditionnelle.

    • Le taux d’occupation des logements de 5,7 personnes par logement en 1997 contre 5,76 en 1991 et 4,6 personnes en moyenne sur Mayotte.

  • Les objectifs du Schéma d’aménagement de la commune >

    • Le Schéma d’aménagement de la commune traduit le choix des élus en matière d’aménagement. Il permet de mener une politique de maîtrise foncière, soit directement par acquisition de terrains, soit indirectement par l’intermédiaire du règlement d’urbanisme.

    • Il permet également de programmer les extensions de la Commune au niveau de V.R.D (voirie, eau électricité, assainissement).

    • Ce document sert de référence pour l’instruction des autorisations des permis de construire.

    • Les sites des anciens noyaux urbains arrivant à saturation, il a été nécessaire de dégager de nouvelles zones d’extension.

    • Il est en effet nécessaire de :

    • satisfaire les besoins en terrains constructibles pour les logements ;

    • satisfaire les besoins en terrains pour les équipements ;

    • planifier une urbanisation structurée (accessibilité des équipements, harmonisation entre les noyaux existants et les extensions urbaines nouvelles...) ;

    • assurer la protection des populations face aux risques d’inondation et de mouvement de terrain (chute de blocs, glissements superficiels ou profonds) ;

    • assurer la protection des zones naturelles sensibles (site d’intérêt écologique, padzas, forêts, plages...) ;

    • préserver les zones à fort potentiel agricole ainsi que celles où se pratique une agriculture polyvivrière intensive.

    • Les zones constructibles >

      • Les zones urbaines (U) correspondent d’une part à l’implantation traditionnelle des villages, et d’autre part à des quartiers plus récents, mais déjà bâtis et équipés des réseaux (eau, voirie, électricité, assainissement).

      • Les centres anciens nécessitent encore des efforts d’assainissement et de densification afin d’éviter du gaspillage de terrains, et aussi afin d’avoir de vrais noyaux urbains.

      • La prise en compte des contraintes physiques du site (pentes, zones inondables, ravines, etc. ), des richesses du sol (terrains agricoles, carrière), des emplacements prévus pour les équipements publics, ainsi que l’évolution des besoins en terrains à construire ont permis de définir des zones d’extension futures (NA).

      • Ces zones correspondent aux besoins de la Commune dans les années à venir.

      • La Commune a la possibilité de pratiquer une politique d’acquisition de terrains pour assurer son développement futur..

    • Le développement économique >

      • Il s’agit d’une zone d’urbanisation future (NAe) réservée pour l’implantation d’activités industrielles, artisanales, commerciales ou de dépôt. Un site stratégique de développement économique est prévu par le SRADT au nord de l’île.

    • Les zones inconstructibles >

      • Les zones agricoles >

        • Les zones NC sont des zones agricoles ou forestières déclarées inconstructibles en raison de la richesse du terrain. De par sa petite taille et compte tenu de sa morphologie, la commune d’Acoua dispose de peu de terrains favorables à l’agriculture. Cela s’explique par la complexité de son relief, dominé par un massif montagneux (le «Maéva Ranou»). Les deux vallées, respectivement de la rivière Mapouéra et Mjihari à l’Est, représentent en fait la presque totalité du potentiel agricole de la commune. Seules ces deux vallées peuvent être exploitées pour l’agriculture. Il est important, étant donné le rôle économique de l’activité agricole, de les préserver. De plus, la commune d’Acoua dispose aujourd’hui d’une réserve forestière constituée d’une bande large d’environ 500 mètres, s’étendant du Nord au Sud de la commune (la réserve dite de Dzoumogné, qui occupe les pentes des monts Maouéra et Hachiroungou).

        • Toutes les parties du territoire qui ne sont pas concernées par l’urbanisation et ne nécessitent aucune protection particulière sont classées agricoles.

      • Les zones naturelles à protéger >

        • Les zones ND sont déclarées inconstructibles, soit pour des raisons de sécurité, soit afin de préserver un site naturel fragile. Ainsi, sont généralement classés en ND la zone des pas géométriques (protection du littoral) ainsi que les zones sensibles en bordure des périmètres urbanisés (zones inondables, fortes pentes, risques d’érosion ou de glissement de terrain, etc.).

        • De plus, on note la présence de padzas au Nord-est, le long de la limite communale, et au centre-sud. Il faut souligner que la moitié des terrains de la commune est affectée par une forte érosion ayant déja abouti (depuis longtemps) à des padzas assez fréquents.

        • Le conservatoire du littoral a délimité 2 zones naturelles à protéger. Il s’agit de la pointe de «Tsiraka kahirimtrou» abritant la plage de Mtsanga Fanou, et de la côte «Tsiraka Apondra» abritant la plage de Mtsanga Apondra (commune d’Acoua) et dont les villages de Moutsoumbatsou et de Mliha (commune de Mtsangamouji) présentent eux aussi un certain attrait. Ces zones font partie d’une proposition non encore finalisée d’acquisition par le Conservatoire du Littoral.

 

La commune est dotée 

d'un Schéma d'aménagement de commune.

Les autorisations d'occupation du sol sont délivrées en fonction des indications figurant dans les documents graphiques et le règlement d'urbanisme de la collectivité défini par le code (partie réglementaire).

Le schéma d'aménagement de commune défini par son document graphique, les zones constructibles et inconstructibles; il se présente sous la forme d'une carte (plusieurs feuilles A3) à l'échelle 1/5000ème . 

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